BIOGRAPHY
Biography
I work under the name Samvarta. My legal name is Jean Mascret.
I trained in sound engineering in Brussels and hold a doctorate in pharmacology. My early research concerned how physical and chemical agents act on the body how a substance reaches a receptor, and what happens at the point of contact.
I left that field, but the question stayed with me in a different form: sound is also a physical agent, and an architecture is also a mechanism.
I came to archaeoacoustics through that question. Ancient ceremonial chambers behave in ways that modern rooms do not.
Their geometry favours particular frequencies, sustains certain tones far longer than others, and produces standing waves at fixed points in the space. These properties are measurable, and they are almost never documented. Whether the builders intended them is an open question. My work contributes data to it rather than answering it.
Since 2020 I have conducted field campaigns at Calakmul in Campeche and Cobá in Quintana Roo, Mexico; at Tikal, Uaxactún and Tayasal in the Petén, Guatemala; and in the Bolsón de Mapimí, Chihuahua. In each I record the acoustic behaviour of the space — impulse responses where the structure allows, tonal excitation and modal survey where it does not — on a multi-microphone array, capturing the acoustic signature of a chamber precisely enough to reconstruct it elsewhere. Alongside these I record geophonic material: the acoustic behaviour of open landscape, which serves as a reference condition against which the chambers can be read.
The recordings become the material of the compositions rather than an effect applied to them. Under the project name Ancestral Harmony I work them into long-form pieces, combining field captures and convolution with acoustic instruments — conch, ocarina, Native American flute, frame drum — and a resonance chamber I built for live performance. The work exists as recorded pieces, as a 90-minute live set for architectural spaces, and as a spatial installation.
Raw recordings are archived unprocessed alongside the works derived from them. The field protocol is non-invasive: no contact with structures, no fixed installation, minimal footprint.
I work between France, Mexico and Guatemala.
Biographie
Je travaille sous le nom de Samvarta. Mon nom légal est Jean Mascret.
Formé à l'ingénierie du son à Bruxelles, je suis titulaire d'un doctorat en pharmacologie. Mes premiers travaux de recherche portaient sur l'action des agents physiques et chimiques sur l'organisme : comment une substance atteint un récepteur, et les mécanismes d'action qui en découlent.
J'ai quitté ce domaine, mais la question m'est restée sous une autre forme : le son est lui aussi un agent physique, et une architecture est elle aussi un mécanisme.
C'est par cette question que je suis venu à l'archéoacoustique. Les chambres cérémonielles anciennes se comportent autrement que les espaces modernes. Leur géométrie favorise certaines fréquences, prolonge certains sons bien au-delà d'autres, et produit des ondes stationnaires en des points fixes de l'espace. Ces propriétés sont mesurables, et elles ne sont presque jamais documentées. Savoir si les bâtisseurs les ont recherchées reste une question ouverte. Mon travail y apporte des données plutôt qu'une réponse.
Depuis 2020, j'ai mené des campagnes de terrain à Calakmul (Campeche) et Cobá (Quintana Roo) au Mexique ; à Tikal, Uaxactún et Tayasal dans le Petén, au Guatemala ; et dans le Bolsón de Mapimí. Sur chaque site, j'enregistre le comportement acoustique de l'espace — réponses impulsionnelles lorsque la structure le permet, excitation tonale et relevé modal lorsqu'elle ne le permet pas — au moyen d'un dispositif multi-microphone, captant la signature acoustique d'une chambre avec une précision suffisante pour la reconstituer ailleurs. J'y associe un enregistrement géophonique : le comportement acoustique du paysage ouvert, qui sert de condition de référence à la lecture des chambres.
Les enregistrements deviennent la matière même des compositions, et non un effet appliqué. Sous le nom de projet Ancestral Harmony, je les travaille en pièces de longue durée, associant captations de terrain et convolution à des instruments acoustiques — conque, ocarina, flûte amérindienne, tambour sur cadre — ainsi qu'à une chambre de résonance construite pour la scène. Le travail existe sous forme de pièces enregistrées, d'un set live de 90 minutes conçu pour des espaces architecturaux, et d'une installation spatiale.
Les enregistrements bruts sont archivés sans traitement, aux côtés des œuvres qui en sont issues. Le protocole de terrain est non invasif : aucun contact avec les structures, aucune installation fixe, empreinte minimale.
Je travaille entre la France, le Mexique et le Guatemala.